La geisha au teint clair avait ce je n'sais quoi
Cette part de mystère dans les prunelles de soie
De ses yeux porcelaine où les brumes d'Orient
Douces et musiciennes capturent le temps
Ses œillades en cachette d'une ombrelle de papier
Oeillades discrètes qui m'étaient destinées
Flottaient dans l'air réclamant mon regard
Sur un jardin de verre et ses blancs nénuphars
L'exubérance aux lèvres d'un rouge de candeur
Flamboyance d'atout contre sa pâleur
Esquissait les secrets de rendez-vous galants
Voilés et dévoilés derrière les paravents
La geisha au teint clair avait ce je n'sais quoi
Cette part de mystère qui me laissait sans voix
La beauté fascinante d'une poupée poudrée
Toute aussi désarmante qu'une neige en été
Dès lors je succombais à son invitation
Je la suivais au pas de ses petits chaussons
Le long d'étroits sentiers aux senteurs florales
Un pas à pas feutré au silence impérial
Un dédale intimiste où nos ombres glissaient
Sur tout un jeu de pistes aux lumières tamisées
Dans un simple palais à la chambre sans toit
Une couche attendait que la geisha s'offre à moi
La geisha au teint clair avait ce je n'sais quoi
Cette part de mystère jusqu'au fond de ses draps
Au point d'un jour nouveau je m'étais éveillé
Avec un chant d'oiseaux tous les deux enlacés
Elle m'appelait encore de ses petites mains
Apprivoisées d'aurores et de calmes matins
Des caresses des corps sous des cieux opalins
Percés de rayons d'or quand la lune s'éteint
Nous ne faisions plus qu'un dans le soleil levant
Qui sait rendre serein de clandestins amants
La geisha au teint clair avait ce je n'sais quoi
Cette part de mystère qui fait qu'on n'oublie pas
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